17 octobre : une mobilisation historique
Travailleur·euses, jeunes et gilets jaunes ont marché uni·es. On continue.

Paris, le 17 octobre.
Aujourd'hui, partout en France, nous avons marché ensemble : syndicats de travailleur·euses, de lycéen·nes et d'étudiant·es, gilets jaunes, paysannes et paysans, mouvements pour le climat, la paix, le vivant et la justice sociale, habitantes et habitants des quartiers populaires, héritières et héritiers de l'immigration. Contre la vie chère, contre un pouvoir qui ne répond plus. Cette convergence, on a voulu nous empêcher de la construire. Elle a eu lieu, et elle est historique.
Du jamais-vu depuis 2018
Nous étions plus de 800 000 personnes mobilisées partout en France,
Plus de 1 700 actions dans les rues, sur les ronds-points, devant les stations-service, aux péages, les dépôts et les raffineries.
Des lycéen·nes de Créteil à toute la jeunesse, du 6 octobre à aujourd'hui, la colère a grossi semaine après semaine. Ce 17 octobre, elle a trouvé son point de convergence. Des familles, des classes entières, des retraité·es, des travailleur·euses avec ou sans gilet, des paysan·nes : toutes les générations dans la rue, ensemble.
Ce qui nous rassemble, c'est une même colère : le plein, les courses et le loyer toujours plus chers, l'école et l'université qu'on abîme, les salaires et les allocations gelés, pendant qu'on nous répète qu'il n'y a plus d'argent. Fin du monde, fin du mois : mêmes responsables, même combat.
Nous n'oublions pas que le 17 octobre 1961, à Paris, la police de Papon massacrait des Algériennes et des Algériens qui manifestaient pacifiquement. Soixante-cinq ans après, nous refusons que le racisme divise celles et ceux qui ont les mêmes fins de mois.
Une unité que rien n'a pu briser
La Préfecture a tout tenté pour nous diviser et nous éloigner du cœur de Paris. Résultat : des cortèges communs, des milliers de personnes derrière les mêmes mots d'ordre, une seule voix.
Face à nous : des gaz et des charges
La veille de la mobilisation, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a maintenu l'usage des grenades de désencerclement, alors qu'un garçon de 15 ans a perdu une main à Lens il y a quelques semaines.
À Paris, la place de la République a été gazée avant même le départ de la mobilisation. Dans plusieurs villes, comme à Strasbourg, des charges ont visé des cortèges venus manifester pacifiquement, à Saint Etienne un jeune a eu une main arrachée.
Le gouvernement répond à une jeunesse qui réclame un avenir en promettant plus de violence. Nous disons stop.
Ce soir, les médias montreront des violences. Mais la grande majorité des cortèges se sont déroulés sans heurts. Ces images servent à faire peur et à décourager celles et ceux qui hésitent à venir. Ça ne marchera pas.
On continue
Cette situation est le résultat de près de dix ans de politique macroniste.
Nous appelons à élargir le cadre de mobilisation de la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre, et d’en faire un point d'appui d’un mouvement social unitaire capable de contraindre le gouvernement. Nous serons tous unis pour co-organiser cette journée de mobilisation ainsi que les jours qui suivent.
Nous appelons à créer partout en France des assemblées de convergence entre toutes celles et ceux qui luttent, pour bâtir un mouvement unitaire capable de faire plier Macron et son gouvernement, et d'obtenir satisfaction pour chacun des secteurs mobilisés.
Nous serons aux côtés de la jeunesse dans chacune de ses mobilisations. Face à la répression, aux gardes à vue et aux violences policières, notre meilleure protection, c'est le nombre et l'unité.
Nous ne lâcherons rien tant que la justice sociale et climatique ne sera pas là : des salaires, des services publics et une vie digne pour toutes et tous.
Contacts presse :
David Libeskind, avocat, Gilet Jaune : 06 66 31 36 20
17octobregiletjaune.net : 06 49 98 57 53 (Benjamin Ball)
Mouvement du 26 septembre : 06 84 01 83 05 (Kim Vo Dinh)
Azelma Sigaux, Gilet Jaune : 06 71 15 11 43